Leyla Zana : nécessité d’une unité linguistique au sein de la nation kurde

Le 16 avril 2011, s’est tenu à Paris le colloque international sur les enjeux de la langue kurde.

Etaient présents à ce colloque Leyla Zana, Baskin Oran Politologue, Khaman Assad représentante de la région du Kurdistan à Paris, Kendal Nezan Président de l’institut, Joyce Blau Professeur à INALCO ou encore Marc Semo du quotidien Libération.

Au cours de cette réunion, le professeur Baskin Oran expliqua dans un remarquable exposé, accompagné de documents historiques, la situation de la langue kurde sous l’empire Ottoman ainsi que son évolution dans le temps.

Leyla Zana, quant à elle, regrette l’absence de préférence à un dialecte kurde permettant de fédérer tous les autres et d’aboutir ainsi à une unité linguistique au sein de la nation kurde.

Sur ce point elle déplore que le Kurdistan du sud (Irak), quasi indépendant, ne soit pas parvenu à se décider entre le kurmacî ou le soranî, les deux dialectes majoritairement parlés, le but étant une unification linguistique au niveau régional.

D’autre part, Madame Zana, souligna la nécessité de la langue kurde à s’adapter à son époque.

Que l’apparition des nouvelles techniques d’informations et de communications  doit contraindre les linguistes kurdes à devoir rechercher et trouver de nouveaux termes adaptés à la langue kurde.

Enfin, un membre du parti majoritaire (AKP) en Turquie avait été invité au colloque. L’invitation fut dans un premier temps acceptée mais le représentant de ce parti s’est désisté au dernier moment en raison d’ « une contrainte sur son agenda… ».

Posté par Adil Kurdî le avr 20 2011. inséré dans Adil Kurdî, Français, Kurdî, Nivîs û Analîz, Rojev. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Les commentaires et les pings sont actuellement fermés.

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